Economie : ouvrir un commerce Ephémère

A l’approche des fêtes de fin d’année, l’ouverture d’un commerce éphémère est une idée d’autant plus séduisante que ce type de boutique est plébiscitée par les consommateurs, surtout dans les centres-villes. Elle nécessite toutefois des obligations juridiques et une stratégie marketing.

Autrement appelé pop-up store, ce concept permet tout à la fois, de mener une activité saisonnière, de tester un concept, une nouvelle marque, écouler des stocks ou bien lancer un nouveau produit, par l’évènementiel, dans une durée forcément limitée. C’est ainsi que l’on en compte plus de 400 en France et que la plupart des centres commerciaux ont adapté leurs retails park pour leur consacrer des espaces dédiés, pour lesquels, il faut désormais figurer sur une liste d’attente pour y avoir accès.En centre-ville, les commerces éphémères sont sollicités par les habitants eux-mêmes, où les boutiques traditionnelles sont en déclin. 1 français sur 2 classe même ce type de commerce dans le top 3 des lieux commerciaux attendus, pour venir le fréquenter régulièrement.

S’immatriculer

Ouvrir un pop-up store est apparenté à la création d’une entreprise commerciale. Elle est donc soumise à une inscription au Registre du Commerce et des Sociétés, un mois avant son ouverture et au plus tard, 15 jours après le début de toute activité. Si l’entrepreneur possède déjà un commerce immatriculé, le Législateur considère la nouvelle activité temporaire comme relevant d’un établissement secondaire, pour lequel, une inscription complémentaire au RCS est nécessaire.

Le respect de ce formalisme est d’autant plus important que l’Etat a accru les contrôles en direction des boutiques temporaires et peut sanctionner l’absence d’immatriculation par une amende de 4500 euros et une peine d’emprisonnement de 6 mois.

Du bail au local

Pour assurer le succès de sa boutique éphémère, le coeur de ville est le plus propice à la réussite. Un bail de courte durée est conseillé, dont la durée ne peut excéder 3 ans. Il libère l’occupant du droit de renouvellement à condition de bien l’exprimer dans le document juridique. Une convention d’occupation précaire est possible si elle n’est pas encadrée par une notion de durée. Elle doit être réputée justifiée, sincère et légitime (caractère discontinu et temporaire de l’occupation), moyennant le paiement d’un loyer. Enfin, il convient d’assurer le local.

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